Accueil du site / La compétence professionnelle : une condition sine qua non

 La compétence professionnelle : une condition sine qua non

Mais la maturité émotive n’est qu’une condition nécessaire et non suffisante de la réussite professionnelle. La compétence technique pèse également d’un poids très important dans l’éventail des qualités requises pour accéder aux postes de responsabilité, de décision et de direction. Le niveau, la nature et l’étendue de la compétence requise varient à l’infini suivant les postes et les firmes mais partout elle est de plus en plus exigée.

Dans une économie où la concurrence est de plus en plus vive, une entreprise peut de moins en moins se permettre de courir le risque de laisser tenter leur chance à des cadres incompétents ou insuffisamment compétents. Si elle veut survivre et surtout se développer, elle doit impérativement s’entourer de professionnels ou de spécialistes, ici du marketing, là du contrôle de gestion, ailleurs de la production. L’évolution vers une certaine forme de professionnalisme du management est inéluctable. Les postes de responsabilité, de décision et de direction seront de plus en plus réservés à ceux qui auront fait la preuve, outre de qualités humaines, d’une compétence certaine dans un domaine déterminé, à ceux qui auront réussi dans une spécialité plus ou moins large.

En d’autres termes et pour être plus précis on ne placera pas à la tête d’une direction commerciale un brillant spécialiste du contrôle budgétaire ou un pétulant « touche à tout », mais un chef des ventes ou un chef de produit qui a fait ses preuves dans son domaine. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres. Il peut paraître d’une évidente banalité. Malheureusement l’expérience du recrutement prouve que peu de cadres supérieurs ont compris ces évidences...

Si vous voulez réussir votre carrière au sens étroitement professionnel du terme, vous devez donc tout faire pour acquérir une expérience et la consolider progressivement, pour développer votre compétence technique et l’enrichir de poste en poste. Cela ne veut pas pour autant dire que vous devez vous spécialiser à outrance. Vous devez surtout apprendre à maîtriser une technique plus ou moins large le marketing industriel ou le marketing des biens de consommation, le contrôle de gestion ou la production de telle ou telle catégorie de produits, etc.

A vous de juger ensuite, selon vos goûts et possibilités, dans quelle branche ou technique particulière vous souhaitez vous spécialiser et développer votre compétence : vente de matériels électroniques ou d’automobiles, marketing des produits alimentaires ou des médicaments, contrôle de gestion des entreprises de presse ou du bâtiment, travaux publics, etc.

Si vous dominez bien une « technique », et à fortiori si vous la maîtrisez avec talent, vous pouvez espérer que s’ouvriront devant vous dès : perspectives de promotion soit par transferts verticaux d’un poste moins élevé I un poste plus élevé, soit par transferts horizontaux (d’une entreprise à une autre). Encore faut il que vous ayez successivement exercé certains postes considérés comme des points de passage quasi obligatoires.

Reste à savoir et c’est là un problème fréquemment débattu si toutes les fonctions permettent de « faire carrière :» au sens étroit du terme, c’est à dire d’aède ; au fauteuil présidentiel ou directorial. Hier la voie de la production était privilégiée. Aujourd’hui celle du marketing est portée aux nues. Quel sera demain chemin ? C’est à notre avis le type même de la fausse question car aucune voie ne permet l’accès automatique aux responsabilités suprêmes.

Aujourd’hui, comme demain, vous ne deviendrez pas directeur général parce que vous avez été directeur de marketing ou directeur financier mais parce que vous témoignerez d’un certain nombre de qualités qui vous ont déjà permis de gravir un à un les échelons et qui font de vous l’homme le plus capable d’exercer les responsabiIités directoriales dans un cadre donné.

De plus, les compétences requises, tant sur le plan humain que professionnel, ’varient considérablement d’une entreprise à une autre suivant son style de management, la nature de ses activités, les problèmes qu’elle. traverse. Les uns ont besoin à leur tête’ de meneurs et homme ou de patients stratèges, les autres d’habiles financiers : ou de ténors du marketing.. Dùrant leur vie, plus ou moins, elles traversent plusieurs phases : naissance, développement, consolidation, difficultés, etc. Elles n’ont pas besoin des mêmes hommes pour les diriger durant ces périodes :

un brillant lanceur d’affaires n’est pas . pour autant un solide organisateur ! Il n’y a pas de profil type de P.D.G ou de directeur général. Il n’ya que des cas particuliers...

De toute façon, la réussite ne passe pas par quatre chemins : si vous caressez l’espoir de monter dans là hiérarchie d’une entreprise, commencez par bien vous connaître et choisissez d’aller là ou vous êtes, sûr de donner le meilleur de vous même. La chance vous permettra peut être de monter très haut...

Mais ne vous faites pas d’illusion : la porte est très’ étroite. Il n’y a généralement qu’un président et qu’un directeur général par société. Vous n’y arriverez pas, tous, aussi fortes soient vos ambitions, et vos qualités. Aussi ne perdez pas de vue l’essentiel :. la course. après un titre envié ne fait pas le bonheur !

Dans la même rubrique