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 En guise de conclusion : comment aller plus loin ?

Au terme de ce quadruple repérage de vos connaissances, expériences, besoins profonds et traits de comportement, vous vous demandez sans doute quel usage pratique vous pouvez faire des commentaires que vous avez inscrits dans les différentes cases des trois tableaux. Nous comprenons votre perplexité. La portée psychologique de ces réflexions vous paraît évidente vous avez appris, sans nul doute possible, à mieux vous connaître. Mais leur intérêt immédiat vous échappe. A juste titre une question vous tracasse comment pourrez vous découvrir une orientation professionnelle concrète au terme de cette démarche originale ?

Nous n’avons pas voulu dévoiler, dès les premières lignes de ce chapitre, à quel type de conclusions pratiques devait vous amener cet ensemble de réflexions personnelles. Si nous l’avions fait, vous n’auriez pu résister à la tentation de répondre aux différentes questions de manière superficielle ou de sauter des pages pour arriver plus vite à la conclusion. Notre but n’était pas de vous apporter, en conclusion, des réponses du type « Si vous avez appris ceci ou cela, acquis tel ou tel trait de maturité, perçu en vous tel ou tel besoin, vous devez vous orienter dans telle direction et éviter telle autre. » Aboutir à de telles équations (d’ailleurs impossibles à réaliser, compte tenu de l’infinie variété des débouchés) aurait été contraire à notre objectif vous aider à vous prendre personnellement en charge.

Notre intention était de vous aider à réfléchir sur vous même pour qu’ensuite vous cherchiez, trouviez et choisissiez une orientation concrète en ayant conscience de ce qui peut effectivement vous rendre heureux. La démarche était plus réaliste et positive, même si elle était difficile. Les résultats sont d’une tout autre portée. La question de votre avenir peut être posée sous un éclairage nouveau. « Il y a deux manières de l’aborder, rappelle François Hetman’ : en cherchant à le prévoir sinon à prédire ou en s’efforçant de le plier à une image que l’on s’en fait ou que l’on croit s’en faire. »

Dans le premier cas, commente t-il, l’intention d’agir sur l’avenir n’est pas explicitée mais on doit penser que l’agent de changement fait son analyse en vue d’une décision ultérieure, visant à rendre la prévision vraie ou fausse. Dans le second cas, la volonté d’intervenir se manifeste dès le départ, elle oriente la recherche dans une direction prioritaire.

C’est la seconde démarche que vous devez adopter pour vous même : imaginer votre propre avenir pour en faire un but à réaliser. Les quatre analyses précédentes vont vous y aider. Les deux premières analyses, celles de vos connaissances et compétences, outre leur intérêt pratique de faciliter la rédaction de votre curriculum vitae (sixième étape) et le dialogue avec l’interviewer (huitième étape), doivent vous permettre de découvrir une orientation concrète qui soit le prolongement psychologique de votre passé, qui valorise votre acquis en vous permettant d’en exploiter toutes les facettes. Vous en utiliserez abondamment les résultats en recherchant une orientation au niveau d’une filière professionnelle (troisième étape).

La troisième analyse, celle de vos besoins profonds, vous servira de guide dans la recherche d’une fonction (troisième étape), puis d’un type de firme (quatrième étape) correspondant aux exigences de votre personnalité. Elle éclairera en permanence votre réflexion et orientera votre décision.

La quatrième analyse, celle de votre maturité, vous sera très utile au moment où vous commencerez vos premiers pas (dernière étape) vous saurez sur quels points faire porter en priorité vos efforts. En attendant elle vous permettra de voir dans quelle mesure les différentes fonctions ou les emplois proposés sont susceptibles de vous aider à vous développer.

Il va sans dire que ces quatre analyses joueront conjointement un rôle primordial au moment de choisir entre les offres (neuvième étape).

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