Les organismes officiels de placement, il faut bien le reconnaître, n’ont pas bonne presse, tant auprès des cadres confirmés que des jeunes débutants. La grande majorité des cadres confirmés n’y ont recours qu’en cas de chômage et beaucoup, d’ailleurs, émettent de sérieuses réserves sur leurs possibilités d’aider efficacement les cadres chômeurs. Quant aux débutants, ils n’y font appel qu’en dernier ressort, après avoir épuisé toutes les autres sources d’emploi, et ce, pour des raisons très variées : méconnaissance de leur rôle exact, ignorance parfois de leur existence, peur de s’avouer chômeur et incapacité de se débrouiller tout seul, etc.
Nous ne porterons pas ici de jugement de valeur sur ces organismes A.N.P.E., A.P. E.C., organisations syndicales), dont le rôle est très difficile, car ils ne bénéficient pas de toute la coopération qui serait souhaitable de la part des employeurs et employés pour mener leur tâche à bien. Si leur efficacité est plus ou moins assurée, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent offrir d’appréciables services. Aussi est ce auprès d’eux que vous devez, à notre avis, accomplir vos premières démarches.
Elle a été créée en 1967 par les pouvoirs publics avec pour mission de mettre en relation demandeurs et employeurs, d’informer et de reclasser les chômeurs, et de faciliter la promotion sociale. Les dotations budgétaires croissantes dont elle a pu bénéficier depuis sa création lui ont permis d’améliorer sérieusement la qualité et l’efficacité de ses services utilisation des ordinateurs pour faciliter la centralisation, le traitement et la diffusion des offres, modernisation des bureaux, ouverture d’agences provinciales ; renforcement des équipes de conseillers, psychologues ou économistes, susceptibles d’informer les cadres sur les débouchés, accroissement du nombre de prospecteurs placiers qui visitent les entreprises à la recherche d’offres d’emplois, etc. L’inscription à l’A.N.P.E. permet aux débutants de bénéficier de diverses aides financières.
L’A.P.E.C. est un organisme paritaire né d’une convention conclue en 1966 entre le C.N.P.F. et les autres syndicats : C.G.C. d’une part et les organisations cadres des quatre confédérations ouvrières (C.G.T., C.F.D.T., F.O., C.F.T.C.). Elle est ouverte aux cadres sans emploi, aux cadres en activité et aux jeunes à la recherche d’un premier emploi à condition qu’ils aient obtenu depuis moins d’un an un diplôme reconnu par les conventions collectives ou l’État comme donnant droit à un statut de cadre (niveau minimum : la licence).
Aux jeunes diplômés, I’A.P.E.C. à Paris offre toute une série de services destinés à rendre plus efficace leur recherche du premier emploi. Des modèles de fonctions vous permettent de vous situer professionnellement. Les offres d’emploi de la presse ainsi que de I’A.P.E.C. sont en libre consultation. Une salle de travail avec des panneaux, des brochures, des renseignements et informations administratifs est à votre disposition. Vous y trouverez également la presse professionnelle ou économique, des annuaires divers tels que le Bottin ou le Kompass, des revues spécialisées, les brochures de l’O.N.I.S.E.P. Des réunions sont organisées : dans le groupe de « suivi » les techniques de recherche d’emploi sont abordées ; le groupe de réflexion est destiné à faire le bilan de l’ensemble de ses expériences et aussi d’aider à formuler le projet professionnel. Chaque semaine, un employeur est invité à parler de sa pratique du recrutement ainsi que de sa politique du personnel.
En matière de recherche du premier emploi, l’A.P.E.C. assure des relais grâce aux contacts qu’elle prend avec les cellules d’information et d’orientation des universités et certaines associations d’écoles.
Elles sont habilitées à faire du placement sous le contrôle du ministère des Affaires sociales. Toutes ne possèdent pas cependant un service de placement. Certaines sont très efficaces, d’autres végètent. Il aurait été fastidieux d’opérer ici un recensement complet de ces organismes à Paris et en province. Aussi vous conseillons nous de vous adresser directement aux fédérations (voir liste en annexe) pour obtenir les coordonnées des sections, syndicats régionaux ou locaux.