La fusée est partie vous avez envoyé à un grand nombre de prospects vos lettres de présentation et vos curriculum vitae, il y a maintenant trois, huit ou dix jours. Vous êtes anxieux vous attendez une réponse... Vous guettez matin et soir le facteur ou la concierge rien ne vient... Dix jours sont maintenant passés, les lettres de réponse arrivent les unes après les autres un refus dans celle ci, un questionnaire ou une convocation dans celle là. Une nouvelle étape commence ainsi pour vous, marquée elle aussi par des exercices épistolaires...
Quatre cas peuvent se présenter :
Il faut malheureusement vous résoudre à cette éventualité qui arrive plus fréquemment qu’on ne s’y attend généralement. On ne peut que le déplorer mais c’est malheureusement ainsi nombre de sociétés semblent « oublier » de répondre aux candidats dont elles ne retiennent pas le dossier...
Ne prenez pas la peine d’envoyer des lettres de relance. Vous vous épuiserez inutilement dans une correspondance peu fructueuse : malgré tous vos efforts, vous n’avez guère de chances d’obtenir une réponse positive, si tant est qu’au bout du compte vous en obteniez une...
La situation est également fréquente : la société à laquelle vous avez écrit n’a pas de poste disponible pour vous, soit parce qu’elle traverse des difficultés temporaires, soit parce que vos qualifications ne l’intéressent pas, soit parce que vous avez raté votre curriculum vitae. Force vous est bien de prendre acte de ce refus : vous ne pénétrerez pas de force dans une société, quel que soit votre désir d’y entrer.
Ne jetez pas pour autant les lettres de refus que vous recevrez. Il est rare qu’elles opposent un niet définitif à votre demande de poste. Elles laissent généralement entrevoir la possibilité d’un nouvel examen de votre candidature, lors d’une nouvelle phase de croissance pour la firme (développement de nouvelles activités, enrichissement de votre expérience, etc.).
Gardez vous de considérer ces propos comme une simple clause de style ; ils ne signifient pas que l’on examinera automatiquement votre candidature, dès que la situation aura évolué ; mais en revanche, ils constituent une perche qui vous est tendue. A vous de la saisir, au moment où vous le jugerez bon (6 mois, 1 an ou 2 ans plus tard) en commençant à ce moment là votre lettre par ces mots « Me référant à votre correspondance du x... ».
Vous pouvez être sûr qu’on aura conservé votre dossier...
Un certain nombre de sociétés vous répondront en vous envoyant un questionnaire plus ou moins long à remplir. Et ce, dans un double dessein : pouvoir comparer plus facilement les candidatures sur des critères homogènes (il faut bien pallier l’obscurité des curriculum vitae) et repérer les candidats fortement motivés à entrer dans la société (l’expérience prouve qu’un grand nombre de postulants abandonnent en chemin dès qu’on leur demande de renvoyer un questionnaire !).
Ces questionnaires n’ont pourtant rien de particulièrement déroutant : ils reprennent en fait, avec un surcroît de précision, les grandes rubriques du curriculum vitae carte d’identité (éventuellement complétée par celle des parents), études primaires, secondaires et supérieures, stages, expériences professionnelles, voyages, activités de loisir, poste recherché (on vous demandera généralement, en guise de question subsidiaire, de motiver votre choix en quelques lignes !).
Votre intérêt est de répondre à ce questionnaire avec le maximum de précision et de clarté. Là encore on ne vous prend pas en traître : on cherche seulement à mieux vous connaître. Renvoyez le dûment complété le plus tôt possible, dans les huit jours suivant son envoi. Et rédigez une lettre d’accompagnement (une simple carte de visite est impolie) où vous rappellerez la correspondance antérieure et solliciterez à nouveau un rendez vous.
Exemple : « Monsieur le Directeur, Veuillez trouver ci joint le questionnaire que vous m’aviez demandé de vous renvoyer dûment complété dans votre lettre du 22 mars.
Je reste à votre disposition pour vous fournir, de vive voix, de plus amples renseignements. En vous souhaitant bonne réception de ce document, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma considération distinguée. »
Bravo ! votre lettre de présentation et votre curriculum vitae étaient bien rédigés. La lettre que vous recevez en réponse vous fixe une date et une heure de rendez vous. On vous demande de prendre contact avec une personne pour un entretien.
Ainsi la boucle est bouclée : nous avons fait le tour des différentes lettres que vous pouvez adresser à votre correspondant, avant de vous rendre à sa convocation. Quoi que vous en pensiez, elles ne sont pas superflues : leur principal intérêt est de placer l’interviewer dans les meilleures dispositions à votre égard, avant même qu’il ne vous ait vu.
Puissions nous vous avoir convaincu de l’importance des bonnes relations épistolaires dans les opérations de recrutement. Qu’on le veuille ou non, elles contribuent à façonner une image de marque que l’entretien vous aidera à confirmer, mais ne vous permettra jamais d’effacer...