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 Ne ratez pas votre entrée en scène

L’importance de la présentation, dans l’opinion qu’un être se fait d’un autre, ne doit pas vous échapper. Vous en faites, pour ainsi dire, quotidiennement l’expérience : dès que vous rencontrez un inconnu, vous êtes spontanément porté à émettre à son sujet un jugement global et sans nuances (et par conséquent souvent erroné) en vous fondant sur un certain nombre de « signaux » : ses gestes, sa voix, ses regards, son habillement, sa manière de vous serrer la main ou de s’asseoir, etc. Et bon gré mal gré, vous croyez à ce « verdict des sens » sans prendre garde aux préjugés qui le fondent...

Un directeur de personnel ne s’arrête pas à ces indices superficiels mais il serait faux de dire qu’il n’y est pas sensible. Comme tout être humain, il a ses à priori, ses stéréotypes, ses cadres de référence, ses clefs d’interprétation. Dès la première minute d’entretien, voire dès les quinze premières secondes, il éprouve une certaine sympathie ou réticence à l’égard du candidat qui se trouve en face de lui. Seule son expérience professionnelle le préserve de fonder son jugement définitif sur cette première impression favorable ou hostile et partant de là de se laisser aveugler par l’effet de halo », de généraliser et de faire des déductions hâtives.
L’expérience prouve malheureusement qu’ils ne sont pas tous super flus...

Soyez poli

La vie sociale ne se concevant pas sans un certain formalisme, c’est en respectant, mieux que les autres, le code de la vie sociale, que vous vous distinguerez. Faites tout votre possible pour être au rendez vous à la date, à l’heure et au lieu indiqués sur la lettre qui tient lieu de convocation.

Si vous avez un empêchement valable (examen à passer, autre entretien, déplacement, etc.), n’hésitez pas à recourir au téléphone : appelez le plus tôt possible le secrétariat de la personne qui doit vous recevoir (ne le dérangez pas personnellement pour de telles broutilles !), expliquez votre cas en vous excusant de ce contre temps et sollicitez un autre rendez vous à une date rapprochée. Convenez d’une autre date et d’une autre heure. Et tenez vous y. L’interviewer n’est pas à votre disposition !

Soyez attentif à votre habillement

L’habit ne fait pas le moine , certes, mais votre tenue en dit long sur un point : elle est l’expression de votre attitude envers le groupe social auquel vous ambitionnez d’appartenir. En prenant le parti de l’anticonformisme vestimentaire, vous prenez le risque d’être catalogué comme opposant potentiel et d’être rejeté en tant que tel. Que vous préfériez avoir les cheveux jusqu’à la taille, être sale et mal rasé, vêtu d’un blue jean ou d’une tenue hippie, c’est votre affaire, mais ne reprochez pas à l’interviewer de vous en tenir éventuellement rigueur.

Rappelez vous qu’en France, dans un grand nombre de milieux, cosfume, chemise et cravate sont, pour les hommes, considérés comme des signes extérieurs de sérieux et qu’une tenue sport (col roulé, costume en velours, etc.) n’est pas de mise en cette occasion. Toutefois une touche de fantaisie, voire d’originalité, peut se justifier dans les milieux artistiques, dans la publicité ou dans l’industrie de l’habillement, etc., mais l’extravagance est toujours de mauvais aloi. Les mêmes observations valent pour la gent féminine mais nous ne tomberons pas dans le ridicule de conseiller une mode plutôt qu’une autre. Évitez la dernière mode, les décolletés provocants. Pour le reste nous faisons confiance à votre bon goût.

N’oubliez pas vos papiers

Vous vous couvrirez de ridicule si vous arrivez à ce rendez vous les mains dans les poches, sans la moindre pièce écrite. Munissez vous de tous les justificatifs que l’on pourrait vous demander de produire à l’appui de vos dires : originaux ou copies des diplômes obtenus, lettres attestant que vous avez suivi des stages, éventuellement certificats de travail, etc. Apportez avec vous un exemplaire de votre curriculum vitae, le double de votre lettre de candidature, la lettre de convocation, quelques photos, etc. Prenez la précaution de classer tous ces documents dans une chemise. Cela dénotera un candidat ordonné (de quoi auriez vous l’air s’il vous fallait trois minutes pour trouver votre diplôme chiffonné dans le fond de votre serviette !).

Soignez votre présentation

Ne reprochez pas à l’interviewer d’être sensible à un certain protocole qui n’a rien de formaliste. Si vous étiez à sa place, vous seriez mal disposé envers un candidat qui vous traiterait comme un copain, vous parlerait sans égards et se comporterait dans votre bureau comme chez lui. On attend simplement de vous que vous montriez, durant cet entretien, votre savoir vivre en société en vous y comportant selon les usages.

Aussi permettez nous de vous rappeler ici quelques règles élémentaires. En entrant dans le bureau de l’interviewer, nommez vous et dites simplement « Bonjour, monsieur » ou « Bonjour, madame ». Évitez de tendre la main le premier (ou la première). Attendez d’y être invité (e) pour vous asseoir. Ne déposez pas votre serviette ou vos effets personnels ailleurs que sur vos genoux ou sur votre fauteuil. Ne prenez pas la parole le premier (ou la première). Tenez vous droit dans votre fauteuil en évitant de vous y vautrer. Ne fumez pas à moins que l’interviewer ne vous offre lui même une cigarette ou ne vous invite à fumer si le cour vous en dit. Proscrivez la pipe ou le cigare. Surveillez vos gestes afin de ne pas paraître nerveux (se) ou impatient (e) d’en finir. Veillez à la correction de votre langage bannissez en l’argot, les expressions triviales ou familières, les fautes de français.

Arrêtons là cette liste de conseils. Puissent ils n’avoir été, pour vous, que de simples rappels ! L’essentiel n’est pas là. L’interviewer est un homme orchestre, à la fois spectateur et acteur. Son jugement final n’est fondé qu’en partie sur ce langage muet des signes extérieurs. Il repose, pour la plus grande part, sur les répliques échangées entre lui et vous au fil des quelles votre personnalité se révélera. Pour mieux la mettre en relief aux yeux du spectateur qu’il est, il multipliera les éclairages, allumera ou éteindra des projecteurs, concentrera leurs rayons sur un point ou les laissera balayer l’ensemble, au cours des différentes scènes du dernier acte.

Comment conclure l’entretien ?

Un entretien de sélection dure généralement entre trente minutes et une heure. Arrivé à son terme, vous devez sentir quand la fin approche. Profitez des dernières minutes pour préciser un point qui vous semble intéressant, poser une dernière question pertinente. Il serait dommage que vous vous retrouviez dans l’ascenseur en pensant : « par exemple j’aurais dû signaler que je parle italien », ou bien : « j’ai oublié de demander où était le lieu de travail ».

Puis prenez congé le plus naturellement du monde, en remerciant l’interviewer de vous avoir reçu. Confirmez lui votre intérêt, le cas échéant, pour le poste que vous postulez. Demandez lui à quelle date vous serez fixé sur votre sort, et comment vous en serez informé. Il est très important de faire bonne impression jusqu’au bout...

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