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 Une embarrassante attente

Votre patience sera d’ailleurs mise à rude épreuve dans les semaines suivant les premiers entretiens. Les contacts fructueux que vous avez noués n’aboutiront pas toujours à des propositions fermes dans les délais les plus brefs. Certains employeurs vous feront des offres précises débouchant sur des possibilités immédiates de collaboration mais vous demanderont de prendre rapidement position car vous n’êtes pas seul sur les rangs. La plupart préféreront attendre d’avoir examiné toutes les candidatures avant de prendre une décision dans un sens ou dans un autre. Les interviews pourront ainsi s’étaler sur plusieurs semaines pendant lesquelles vous attendrez impatiemment une réponse...

Une proposition ferme ou l’arrivée d’une réponse ferme peut vous mettre dans l’embarras. Peut être est ce justement celle que vous ne souhaitez retenir qu’en dernière extrémité. Peut être est ce celle que vous comptiez mettre en balance avec une autre qui ne vient toujours pas. Dans ces divers cas de figure, votre perplexité est grande. Et pour comble de malheur on vous presse généralement de donner très vite votre réponse négative ou positive...

Bien des questions embarrassantes vous traverseront alors l’esprit : dois je sauter sur la première occasion ? Puis je relancer et comment les autres employeurs potentiels ? Comment faire patienter les premiers ? etc. Vous aurez la douloureuse impression d’être pris dans un débat quasi cornélien. Vous ne voudrez pas lâcher la proie pour l’ombre, tout en préférant l’avenir qui se profile derrière l’ombre à celui que vous pouvez saisir avec la proie.

Comment sortir de ce dilemme

Deux cas peuvent se présenter :

Vous voulez pouvoir faire patienter les employeurs le moment venu. Dans ce cas vous devez les traiter avec beaucoup d’égards dès votre sortie de l’entretien et ce, quelle que soit l’issue finale, positive ou négative, que vous espérez des conversations. Vous ne savez pas d’avance ce qui peut arriver. Une proposition jugée au départ sans intérêt peut s’avérer, en fin de parcours, une planche de salut acceptable. Vous ne pourrez pas la saisir si, en temps utile, vous avez négligé de ménager l’avenir.

De très nombreux chefs de personnel s’étonnent à juste titre que des candidats, qualifiés pour un poste et semblant très intéressés lorsqu’il leur est proposé, ne donnent aucun signe de vie après l’interview jusqu’au jour où ils réapparaissent, trois semaines ou plusieurs mois plus tard, pour constater avec surprise que le poste offert a été pourvu sans qu’on les ait prévenus.

Si ce comportement vous est coutumier, vous avez une bien étrange façon de concevoir les choses ! Une entreprise n’a aucun devoir envers vous. C’est plutôt vous qui avez des obligations envers elle. Si vous ne l’informez pas de vos intentions à son égard, elle n’est pas tenue de vous aviser de ses décisions. Elle vous rend simplement votre politesse. Si vous voulez l’obliger, il vous appartient de faire en sorte qu’elle se sente moralement engagée envers vous.

Une simple lettre peut créer ce lien. Il vous suffit de remercier le responsable du recrutement ou son « alter ego » de vous avoir aimablement reçu, de lui témoigner votre vif intérêt pour le poste proposé et de lui confirmer, s’il vous a fait une offre ferme, à quelle date vous comptez prendre une décision (à condition, cependant, que vous vous soyez mis d’accord avec lui au cours de l’entretien. Un délai d’un mois semble un maximum à ne pas dépasser).

Vous pouvez vous inspirer de la lettre suivante :

Monsieur le Directeur,

Je tiens à vous remercier de l’accueil que vous m’avez réservé et de la proposition que vous m’avez faite lors de l’entretien que j’ai eu avec vous le...Permettez moi de vous confirmer, par la présente lettre, que je suis très vivement intéressé par le poste de chargé d’études marketing que vous m’avez proposé. Je serai très heureux de collaborer avec votre société qui m’attire par son dynamisme et par les possibilités de carrière qu’elle offre à un jeune diplômé.

Le cas échéant : « Comme nous en sommes convenus, je vous confirmerai mes intentions d’ici à la fin du mois de... »

« Dans l’espoir que ma candidature sera retenue, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma respectueuse considération. »

Si vous avez envoyé le moment venu ce type de lettre, il vous sera toujours possible, à l’approche de l’échéance, de solliciter un délai de réflexion supplémentaire, à condition que vous ne prolongiez pas indûment votre hésitation !...

Vous voulez une réponse rapide car vous êtes acculé : vous n’avez plus que quelques jours devant vous pour prendre une décision concernant un poste, plus ou moins intéressant. Et vous attendez toujours une réponse positive concernant la position que vous préférez. D’où votre perplexité : comment puis je être rapidement fixé sur mon sort ?

Nous ne saurions trop vous conseiller, dans ce cas, d’agir avec beaucoup de doigté. Votre légitimé impatience risque d’indisposer à votre égard un employeur si vous le pressez de prendre une décision qu’il juge prématurée. Vous êtes, par rapport à lui, dans une position de faiblesse. Il reste le meneur de jeu et, en tant que tel, il a seul le droit de vous obliger à trancher plus rapidement qu’il n’a été initialement prévu.

L’emploi du téléphone est déplacé en cette circonstance. Le responsable du recrutement n’est pas un copain auquel vous pouvez cavalièrement demander des comptes. Il ne vous accordera pas, pour le motif invoqué, un nouvel entretien car son temps est compté et réservé.., aux autres candidats.

Un seul moyen d’action reste entre vos mains écrire une lettre à la firme élue de votre cour où, exposant votre cas, vous sollicitez habilement une réponse rapide. Un exemple valant mieux qu’un long discours, voici le type de lettre que vous pouvez rédiger dans ces circonstances

Monsieur le Directeur, Depuis cette date, je suis en pourparlers avec d’autres sociétés et l’une d’entre elles, souhaitant s’attacher à brefs délais ma collaboration, me presse de donner ma réponse. Je préférais pour ma part collaborer avec votre société qui m’attire par son dynamisme et pour les possibilités de carrière qu’elle offre.

Aussi aimerais je, dans la mesure du possible, être rapidement fixé sur les résultats des tests psychologiques, avant de prendre une décision. Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de ma respectueuse considération.

Nul doute qu’une telle lettre fera pencher la balance en votre faveur si vous êtes dans le peloton des candidats entre lesquels doit s’opérer l’arbitrage. La réponse sera prompte... et positive.

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