Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui ! Après, il sera trop tard ! L’effort n’est pas insurmontable. Les occasions ne manquent pas. Vous devez vous astreindre, coûte que coûte, à vous exprimer lors des réunions de travail ou les comités de direction au lieu de rester muet dans votre coin ; vous entraîner à faire des exposés courts ou des discours précis lorsque vous rencontrez clients et supérieurs ; prendre l’habitude de rédiger vous même vos lettres, notes ou rapports au lieu de laisser votre secrétaire ou vos collègues le faire à votre place ; vous obliger à consigner par écrit votre pensée, à la corriger, à l’exprimer le plus clairement possible. Il n’est pas difficile de bien écrire ou parler. Il faut simplement s’entraîner...
Si vous voulez plus tard progresser dans votre carrière, vous devez, dès cette période, prendre de bonnes habitudes, quel que soit l’effort qu’il vous en coûte, c’est à dire accepter de remettre très vite en cause votre acquis universitaire et ne pas vous contenter d’apprendre ce qui est strictement nécessaire à votre travail professionnel. Le conseil est loin d’être superflu : il est navrant de constater, en interviewant de nombreux cadres, que beaucoup ont renoncé à tout effort intellectuel dès qu’ils ont obtenu leur diplôme et considéré leur bagage comme un capital inaltérable qui résiste à l’épreuve du temps, tout au moins durant les premières années. Témoin cette réflexion d’un jeune cadre : Le recyclage ! Inutile avant quarante ans.
Grave erreur ! Les études universitaires on ne le répétera jamais assez ne sont qu’une étape de votre processus d’éducation. Vous ne devez jamais cesser de vous enrichir intellectuellement si vous voulez aller très loin dans la course aux responsabilités. La seconde période de votre carrière doit être l’occasion pour vous de suivre les premiers séminaires professionnels, de participer à des cours de perfectionnement (I.C.G., C.P.A., etc.) et d’entretenir votre potentiel intellectuel par tous les moyens (lectures, spectacles, etc.).
Nous n’insisterons pas sur ce que vous savez tous à force de l’entendre répéter à longueur d’articles ou de conférences il est évident que dans une économie de marché où les besoins se développent sans cesse, où les produits ont une vie de plus en plus courte, où la concurrence est de plus en plus vive, l’avenir des firmes dans la prochaine décennie repose sur leur capacité à s’entourer, au niveau de postes de décision, d’hommes créatifs et imaginatifs. Si vous voulez vous placer dans le peloton de tête, vous devez par conséquent tout mettre en oeuvre pour lutter contre vos blocages psychologiques et développer votre imagination par les moyens lés plus divers : acquisition de méthodes de travail, participation à des séminaires de créativité, etc.
C’est à cette période de votre carrière que votre image va se préciser vous serez le compagnon avec lequel tout le monde aime faire équipe ou celui que l’on préfère éviter. Libre à vous de construire votre réputation comme vous l’entendez mais votre avenir en dépend. Les places de choix reviendront naturellement à ceux qui auront su traiter avec respect leurs collègues et avec déférence leurs supérieurs, entretenir de bonnes relations avec tous, travailler en équipe, juger objectivement leurs collaborateurs. Nous ne saurions trop vous conseiller, par conséquent, de profiter de cette période non seulement pour acquérir des connaissances psychologiques (si vous n’en avez pas) mais aussi pour lutter contre toute manifestation d’un comportement négatif à l’égard des autres (critique systématique, refus de transiger, autoritarisme forcené), quitte à demander à un cabinet compétent, si cela s’avère nécessaire, une assistance en développement psychologique.
Tous comptes faits, c’est au prix d’efforts inlassables et quotidiens que vous construirez votre avenir. Vous ne serez plus alors le jouet des circonstances ou des autres, au moment d’aborder le premier virage.